Myriophylles … Changez de cap !

Le Myriophylle à épis … Si vous en voyez, évitez de la couper, y compris  avec vos embarcations et … CHANGEZ DE CAP !

Tous ceux qui avironnent, pagaient ou se promènent à hélices ou à pédales sur le lac ont le plaisir de voir la vallisnerie d’Amérique, la sagittaire à feuilles en coin, le grand nénuphar jaune, le rubanier flottant et la pontédérie à feuilles en cœur pour ne nommer que les plantes aquatiques les plus fréquentes du lac….Une promenade en embarcation sur le lac est en soit un petit bonheur.

Mais d’année en année, on constate que le lac sud, soit celui du barrage, est envahi de façon beaucoup plus marquée par le myriophylle. Cette herbacée submergée de grande taille (environ 1,2 m de long, mais parfois plus) croient souvent en colonies très denses. Longs serpentins à feuilles verticillées et très finement découpées comme des plumes, le myriophylle flotte juste sous la surface de l’eau et en croissant, finit par porter hors de l’eau ses petites fleurs supportées par un épi. Le myriophylle pousse généralement à des profondeurs entre 1 et 2,5 m dans un sol riche en matières organiques et où il y a peu de courant….Pas étonnant que l’on en voit surtout du côté ouest du lac…. Cette plante est parmi celles supportant les plus hauts niveaux d’eutrophisation (vieillissement) des lacs. Elle s’acclimate à de grandes variations de pH et à des eaux de températures diverses.

Sa prolifération est un signe concret que le lac est riche en phosphore et en matières organiques.

Si vous en voyez, éviter de la couper, y compris  avec vos embarcations … Changez de cap ! Il est déconseillé de l’arracher ou la couper… En fait, cette plante est championne pour s’implanter par segmentation (reproduction asexuée) ou par reproduction sexuée.

Si vous voyez des segments déjà coupés flotter près de votre rive, ramassez-les, mais jetez-les hors de l’eau !

Certains lacs au Québec sont tellement envahis par cette plante que la navigation est rendue impossible … ou rendue carrément interdite, pour éviter sa propagation. C’est le cas au Lac Supérieur au nord de Montréal.

Pour le moment, les seuls moyens connus pour enrayer le myriophylle est de lui couper les vivres et d’éviter de la semer davantage en la sectionnant. Face à sa prolifération, il revient donc une part importante de responsabilité aux usagers du lac.

Si vous en voyez, évitez de la couper, y compris  avec vos embarcations et … CHANGEZ DE CAP !

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