Une pêche fructueuse dans le haut-bassin de la rivière Saint-Charles

Nouvelles de l’APEL

Dans le but de mieux documenter la qualité de l’eau et des milieux aquatiques du haut-bassin de la rivière Saint-Charles, l’APEL mène présentement un vaste projet d’étude sur son réseau trophique. En science, un réseau trophique désigne la suite de relations alimentaires qui existent dans un écosystème : les poissons mangent les insectes, les vers, les mollusques et les crustacés, qui eux s’alimentent à partir des organismes unicellulaires ou pluricellulaires en suspension, qui à leur tour se nourrissent des microalgues, dont la source d’énergie primaire est la lumière du soleil. L’intégrité du réseau trophique est un bon indicateur de l’état des écosystèmes.

Ainsi, l’APEL effectue cet été de nombreux inventaires sur le terrain pour mieux connaître la composition des populations de microalgues, de zooplancton, d’insectes et de poissons dans différents lacs et cours d’eau du haut-bassin de la rivière Saint-Charles.

Au cours des dernières semaines, une équipe de l’APEL, en collaboration avec le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, a procédé à une pêche expérimentale dans les lacs Saint-Charles, Delage, Durand et Caché. L’échantillonnage des poissons a été réalisé à l’aide de filets maillants et de bourolles. Les spécimens capturés ont été dénombrés, identifiés et mesurés directement sur le terrain, puis relâchés.

Les résultats sont intéressants, comme en témoignent les photos ci-dessous. Dans l’ensemble, les communautés de poissons des quatre lacs étudiés sont relativement similaires, avec la présence d’espèces comme la perchaude (Perca flavescens), le méné jaune (Notemigonus crysoleucas), le grand brochet (Esox lucius), la barbotte brune (Ameiurus nebulosus), le meunier noir (Catostomus commersonii) et le crapet-soleil (Lepomis gibbosus). Par contre, certaines espèces ont été aperçues pour la première fois, comme le mulet à cornes (Semotilus atromaculatus) au lac Delage et le mulet perlé (Margariscus margarita) au lac Durand.

Une analyse statistique des résultats permettra maintenant d’obtenir une meilleure compréhension de l’état des écosystèmes étudiés.


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