Encore moins de sel dans le lac Saint-Charles

Judith Desmeules,  Le Soleil

L’entretien hivernal du chemin de la Grande-Ligne, un tronçon allant de Québec à Stoneham-et-Tewkesbery, sera adapté pour en faire une écoroute. L’objectif est de limiter l’impact environnemental du sel de voirie.

Le tronçon touché par le projet-pilote est d’une longueur de 3,8 km, il commence à la rue Jacques-Bédard, à Québec, et se prolonge jusqu’à la route de Tewkesbury (route 371), à Stoneham. Il passe aussi par la ville de Lac-Delage. Cette portion s’ajoute à toutes les autres rues dites écoroutes autour du lac Saint-Charles.

«On va utiliser moins d’abrasifs, mais on va davantage gratter, faire passer les camions de déneigement sur la route plus souvent. On va informer les citoyens d’être prudents et d’adapter leur conduite», précise Sylvain Lévesque, député de Chauveau.

Le projet a été annoncé en conférence de presse mardi, avec le député de Chauveau, les maires de Stoneham et Lac-Delage, Claude Lebel et Guy Rochette, ainsi que le préfet de la MRC de La Jacques-Cartier, Michel Beaulieu.

Aucun compromis n’a été fait pour la sécurité des usagers de la route. Le sel de voirie sera utilisé comme abrasif pour les pentes et les courbes, ou en cas de chaussée glacée. L’utilisation sera toutefois nettement diminuée.

«Réduire les sels de voiries diminuera la concentration du chlorure dans l’eau du lac Saint-Charles. On souhaite préserver l’environnement naturel et assurer une prise d’eau potable saine», ajoute M. Lévesque.

«L’’expérience» de Stoneham

La Ville de Stoneham utilise déjà cette technique sur l’ensemble de son territoire depuis plusieurs années, le maire Claude Lebel dit d’ailleurs avoir «de l’expérience». Lui est son équipe ont travaillé sur le projet d’écoroute pendant la saison estivale. Ils devaient répondre aux exigences précises du ministère des Transports, le travail n’aura pas été difficile.

«On se pétait un peu les bretelles. On est assez fiers du travail accompli dans le passé. Ça nous a permis d’emboîter le pas avec les exigences du Ministère. Le sel, on l’utilise pour garder le sable en état de malléabilité. On a réduit de 85 % l’utilisation du sel. Ça exige d’autres méthodes, dont des grattes adaptées pour aller près de la chaussée et des passages plus fréquents», indique M. Lebel.

Cette technique ne vient pas changer le budget pour le déneigement. «On ne fait pas d’économies, et on ne fait pas ça pour ça. On le fait pour des préoccupations environnementales. Le coût est neutre, ce qu’on n’utilise pas en sel de voirie, on l’utilise en fréquence de passage.»

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